867 euros pour La Grande-Motte
Hier, lors d’un déplacement dans l’Ain, le chef de l’Etat a tranché. Le prix de départ de la taxe carbone sera de 17 euros. Et puis, rien de concret.
Nicolas Sarkozy précise que la taxe carbone sera introduite de manière progressive et qu’elle n’augmentera pas les prélèvements obligatoires. Pour que l’opération soit neutre pour les ménages, le Président de la République propose soit une réduction de l’impôt sur le revenu pour les ménages imposables, soit le versement d’un chèque vert pour ceux qui ne sont pas imposables. Une commission indépendante de suivi de la fiscalité écologique sera instituée. Dès lors, on sait très clairement combien cela va coûter aux ménages, mais pour la redistribution, ce sera pour plus tard.
Aussi, on peut regretter comme François Bayrou que cette contribution climat-énergie occulte complètement l’électricité. En ne se concentrant sur les seules énergies fossiles, on autorise les ménages à continuer à se chauffer à l’électricité, sans faire attention à leur consommation. Le lobby nucléaire peut être satisfait. Mais, la production d’électricité est tout autant, sinon plus, polluante que les énergies fossiles au vu du temps qu’il est nécessaire pour que l’uranium ne soit plus radioactif et qu’en attendant, il faut stocker les déchets pendant des milliers d’années et qu’aux heures de pointes, l’électricité est produite par des centrales au gaz.
De plus, la redistribution sera identique quelque soit le niveau de ressources des ménages, alors que l’effort financier sera plus élevé pour les ménages modestes. Il me paraît essentiel de favoriser les ménages modestes à améliorer leur habitat en leur attribuant un chèque vert plus important.
Ainsi, la contribution climat-énergie souhaitée par Nicolas Sarkozy est certes nécessaire, mais ses modalités semblent rater le virage que notre société doit emprunter pour ne plus scier la branche sur laquelle elle est assise et aller vers une société de la sobriété.
En passant, le Mouvement Démocrate a fait un « bilan carbone » de son université de rentrée qui s’est tenue à La Grande-Motte. Ainsi, il s’élève à 51 tonnes de C02. Cet impact sera compensé en replantant environ 1 700 pins dans les Landes. Si on applique le montant fixé par Nicolas Sarkozy, l’université de rentrée coûte 867 euros.
Jérôme Charré







Bonjour !
Vous êtes cité ici
:
http://venitiennes.wordpress.com/2009/09/08/lorange-roseatre-de-septimanie/
Enfin quelqu’un qui ose dire les choses vraies, totalement tabou en France:
« Mais, la production d’électricité est toute, sinon plus, polluante que les énergies fossiles au vu qu’il est nécessaire pour que l’uranium ne soit plus radioactif et qu’en attendant il faut stocker les déchets pendant des milliers d’années et qu’aux heures de pointes, l’électricité est produite par des centrales au gaz. »
Merci !!!
Merci à vous deux.