Non à Barroso
Comme il l’avait annoncé pendant la campagne pour l’élection du Parlement européen, le Parti Démocrate Européen (PDE) a fait savoir, jeudi 10 septembre, que ses députées européens, dont font partie les députés européens du Mouvement Démocrate, ne soutiendront pas la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission européenne.
Sylvie Goulard, députée européenne, est intervenue au nom du groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ADLE) à ce sujet et a notamment déploré la faiblesse des propositions relatives à la sortie de crise, la supervision et la sauvegarde de l’Euro dans une période de déficits accrus.
En effet, on ne peut que regretter que José Manuel Barroso ait préféré ne pas agir, laisser les chefs d’Etat et de gouvernement décider chacun de leur côté afin qu’ils facilitent sa reconduction.
La Commission européenne n’a pas agi afin d’apporter une réponse communautaire à la crise, avec notamment un plan de relance à l’échelle européenne, plus efficace que le cumul de 27 plans nationaux. Aussi, elle n’a pas œuvré pour aider les Etats qui ont du faire appel au FMI.
José Manuel Barroso n’a pas œuvré pour mettre en place un vrai régulateur pour surveiller les marchés financiers, et encore moins pour affirmer une politique économique plus forte, un modèle social, une Union Européenne plus forte dans le monde. Il ne l’a fait hier, il ne le propose pas pour demain.
Aussi, le Parti Démocrate européen est d’ailleurs déterminé à relancer le débat sur la procédure de nomination du Président de la commission qui à l’avenir devrait être élu directement par les citoyens européens sur la base d’un programme politique clairement défini et présenté lors des élections européennes.
Jérôme Charré

Hier, en compagnie de militants de la Seine-Saint-Denis, nous avons assisté à la première Convention européenne sur le thème « La France et l’Europe face à la crise », à la Maison de la Chimie.






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